mardi 21 septembre 2010

Interview "Plus Belle la Vie" - www.toutsurpblv.net

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Août 2010
Interview de Franck Andrieux (Antoine Vidal)



Le neveu de Mme Vidal, Antoine, vient de débarquer au Mistral ! Le comédien qui interprète le personnage, Franck Andrieux, a accepté de répondre à nos questions. Découverte...

Vous apparaissez pour la première fois dans la série à succès « Plus Belle La Vie ». Que pensez-vous de cette série ? La regardiez-vous avant ?
PBLV est sans aucun doute une réussite en matière de fiction télévisée, avec le succès populaire que l’on connaît. Comme tout le monde, j’ai eu la curiosité de regarder plusieurs épisodes, et il faut bien admettre que l’on s’attache très vite aux personnages. C’est ce qui explique la longévité record de cette quotidienne. Et c’est aussi la seule série qui représente de manière aussi large toute une partie de la société, dans la diversité de sa population comme dans les thématiques abordées.

Comment êtes vous arrivé dans Plus Belle La Vie ?
De la manière la plus simple, et comme c’est souvent le cas quand un acteur est engagé pour tourner dans une fiction : mon agent a été contacté, j’ai préparé le casting, je l’ai passé, et j’ai eu la chance d’être retenu. J’avais déjà fait le casting pour un autre rôle quelques mois auparavant… il faut croire que ça ne leur avait pas trop déplu puisqu’ils m’ont proposé ensuite de refaire des essais sur Antoine Vidal !

Quel a été votre parcours avant PBLV ?
J’ai un parcours d’autodidacte. J’ai eu de très bons professeurs au collège et au lycée, qui ont tout de suite perçu que l’élève rêveur, têtu et parfois insolent que j’étais, avait besoin d’un espace un peu plus large que l’école pour pouvoir s’exprimer, et ils m’ont poussé à faire du théâtre. Et après quelques cours de théâtre à droite à gauche et quelques années de fac, j’ai rencontré un metteur en scène qui m’a proposé de participer à un « laboratoire de recherche ». C’est devenu, au bout d’un an de travail de répétitions assez intenses, le premier spectacle professionnel auquel je participai. J’avais 23 ans et j’ai alors décidé de me consacrer entièrement à ce métier de comédien.
J’ai d’abord joué dans des spectacles assez expérimentaux, où l’expression du corps (et parfois la nudité) était un élément aussi important que le texte, et où se mêlaient théâtre, danse, musique, cinéma, vidéo… Cela m’a d’ailleurs appris très tôt à jouer devant une caméra. J’ai aussi joué des auteurs aux « écritures fortes », comme Pier Paolo Pasolini, Heiner Müller ou le Marquis de Sade. C’était un théâtre assez politique et radical, qui m’a construit et dont je me sens toujours proche.
Et puis en parallèle, j’ai ressenti le besoin de m’ouvrir vers autre chose, vers un théâtre plus immédiat, moins « hermétique », et j’ai participé à des spectacles de théâtre de rue, notamment avec une compagnie colombienne basée à Barcelone. C’est une ville où j’ai habité deux ans, et c’est une période où j’ai beaucoup voyagé en tournée à travers l’Europe, au Brésil, en Colombie.
Je suis revenu en France avec l’envie d’inventer mon propre théâtre, et tout en continuant à jouer avec différentes compagnies en salle (en France, en Belgique, en Italie), j’ai cherché une autre manière de raconter des histoires. J’ai alors commencé à travailler avec des musiciens improvisateurs de jazz, j’ai créé le groupe « Poetryptich », et en profitant de mes capacités en langues étrangères, j’ai mis en voix les écrits de poètes contemporains allemands, italiens, argentins, suédois, américains… On jouait dans des galeries, des cafés, des lieux alternatifs, on débarquait avec de la poésie sonore et de la musique improvisée, on emmenait les gens dans des univers sonores inhabituels, et j’ai ressenti une grande liberté créatrice dans cette façon de transmettre des émotions au spectateur. C’est quelque chose vers quoi j’aimerais revenir, une forme de « théâtre musical ».
J’ai ensuite rencontré un jeune comédien, Thomas Baelde, dont le travail et l’univers m’avaient beaucoup plu. J’ai eu envie de le diriger dans un spectacle, et c’est comme ça que je suis passé à la mise en scène. J’ai rejoint la « Cie àcorps-ouvert » qu’il venait de créer , et j’ai mis en scène en 2005 « Hyènes » de Christian Siméon (repris en 2010), puis « Haute Surveillance » de Jean Genet en 2009.
Depuis quelques années enfin, petit à petit, le cinéma et la télévision sont venus me chercher. J’ai démarré en 1999 dans un premier court-métrage avec Audrey Tautou et Marina Fois (j’y jouais un jeune loubard qui emmène Audrey Tautou sur sa mobylette pour abuser d’elle !), j’ai fait plusieurs apparitions dans la série « Blandine l’insoumise », puis plusieurs téléfilms avec Laurent Carcelès, Philippe Venault, Laurent Heynemann, Thierry Binisti, Jacques Maillot, Laetitia Masson… Au cinéma, j’ai tourné avec François Cluzet dans « A l’Origine », j’étais Mr le Borgne dans « Bienvenue chez les Ch’tis », et j’ai joué récemment dans deux long-métrages attendus pour 2011, l’un avec Philippe Torreton (sur l’affaire d’Outreau) et l’autre avec Rashid Debbouze réalisé par Philippe Faucon. Je participe aussi à la web-série humoristique « Quelle Journée ! », écrite et réalisée par mon ami Eric Paul, un acteur dont les fans de PBLV se souviennent, puisqu’il y interprétait le rôle de Milo Mauriat.

Votre personnage, Antoine Vidal, va faire son apparition fin août. Pouvez-vous nous en dire plus, quel va être son rôle ?
A priori, ce n’est pas un personnage très sympathique. Il arrive chez sa tante, Julienne Vidal (dont s’occupe la famille Cassagne), avec l’intention de pouvoir récupérer son héritage. Il est plutôt fainéant, plaintif, profiteur et de mauvaise foi, et ne développe son intelligence que pour servir ses vils intérêts. On comprend vite que c’est un hypocrite, et que sous ses manières mielleuses et bien attentionnées, se cache un sinistre individu, dont la cupidité n’a d’égale que la bêtise !

Lui ressemblez-vous ? Comment le trouvez-vous ?
J’espère ne lui ressembler en rien ! Il n’empêche que c’est bien moi qui l’interprète, et il faut chercher en soi les territoires troubles et les zones d’ombres pour arriver à être au plus juste de ce qui caractérise la psychologie d’un individu comme Antoine Vidal. C’est un personnage assez complexe, même si son « petit jeu » est très clair, mais ce n’est pas vraiment un salaud, plus un pauvre gars qui se démène avec la réalité. On est dans un registre de comédie dramatique, ses comportements sont quand même souvent « too much », et tout cela reste finalement de la fiction. Mais c’est vrai que l’on a parfois l’impression désagréable de croiser ce genre de personnage dans la réalité, et ça fait peur ! J’ai essayé cependant de le rendre attachant, car c’est dans ses failles et ses faiblesses que doit se révéler l’humanité d’un personnage. J’espère y être arrivé !

Comment s’est déroulé le tournage ? Avec quels comédiens vous êtes-vous le mieux entendu ?
Il faut dire qu’il y a une ambiance de travail assez rare, très sympathique et détendue, même si le rythme de tournage est intense. Mais justement, on se « serre les coudes » ! Je tiens à saluer le grand professionnalisme de toutes les équipes qui travaillent à la Belle-de-Mai : les techniciens, la régie, l’habillage-maquillage-coiffure, la production, la déco, les accessoiristes, la cantine… j’aimerais pouvoir citer tout le monde ! Sincèrement, c’était un vrai plaisir de les retrouver chaque jour pour tourner les séquences. Ils contribuent grandement à la longévité de PBLV, car sans eux, les acteurs ne pourraient pas faire leur travail.
Je me suis tout de suite senti à l’aise avec les comédiens avec qui j’ai tourné, principalement Andrée Damant, Ludovic Baude et Coline d’Inca. Le seule séquence que j’ai tourné avec Stéphane Hénon a été une vraie partie de fou rire. Et puis tous ceux que l’on croise en dehors des plateaux, à la pause entre deux séquences... et avec qui on se dit : « ah, mais on a pas de séquences ensemble, dommage ! ». PBLV est comme une grande famille élargie dont on a l’impression de ne jamais pouvoir rencontrer tous les membres.

Allez-vous rester dans la série ? Aimeriez-vous y rester définitivement ?
On ne sait jamais si on reste dans PBLV. Sauf si l’on meurt… bien qu’il y ait eu, paraît-il, certains cas de résurrection ! (rires) Bon, Antoine Vidal ne meurt pas, ne va pas en prison… peut-être reviendra-t-il un jour embêter sa tatie ! C’est aux scénaristes et aux téléspectateurs que la réponse appartient. Mais bien sûr, ce serait un plaisir de tourner de nouveaux épisodes. Qui vivra, verra !

Avez-vous quelques indiscrétions à nous donner ?
Antoine Vidal n’est pas mort !

Dans la série vous apparaissez aux côtés d’Andrée Damant. Pouvez-vous nous en dire plus sur son personnage ?
Je pense que les téléspectateurs en savent déjà autant que moi sur Julienne Vidal. C’est une vieille dame assez chipie, pas toujours commode, mais très sympathique. Elle a une façon bien à elle de mener son petit monde à la baguette, et même Antoine Vidal ne fera pas le poids !

Pour finir, que souhaitez-vous dire aux fans de PBLV ?
J’espère qu’ils prendront autant de plaisir à suivre l’histoire d’Antoine Vidal, que j’en ai eu à interpréter ce personnage. Et qu’on ne se méprenne pas : je ne porte jamais de chemisettes à rayures rentrées dans le pantalon !

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